Marcel Jouhandeau

 

Marcel Jouhandeau est né à Guéret le 26 juillet 1888 d'un père boucher.
Il fut élevé dans un collège catholique de filles, chez sa tante à Guéret puis alla au lycée Pierre Bourdan.
A l'âge de 24 ans, il devient professeur de
6°, il le sera jusqu'en 1949.
En 1928, il rencontre Élise (Élisabeth Toulemont, ancienne danseuse sous le nom de Caryathis) qu'il épouse en 1929 malgré son homosexualité. Elle marqua sa vie et son oeuvre.

Marcel Jouhandeau est décédé à Rueil-Malmaison (Hauts de Seine) le 7 avril 1979 à l'âge de 91 ans. Il est inhumé au Cimetière Montmartre (30ème division).

voir son caveau (lien externe)

Une rue porte son nom à Saint Cyprien, une avenue à Malemort sur Corrèze et des allées à Rueil-Malmaison et à Limoges... mais rien en Creuse !

 Ses livres 

La jeunesse de Théophile (1921)
Les Pincengrain (1924)
Les Térébinte (1926)
Monsieur Godeau intime (1926)
Prudence Hautechaume (1927)
Le journal du coiffeur (1931)
Tite le Long (1932)
Monsieur Godeau marié (1933)
Binche Ana (1933)
Chaminadour 1 (1934)
Algèbre des valeurs morales (1935)
Essais sur moi-même (1935)
Chaminadour 2 (1936)
Le saladier (1936)
Le péril juif (1936) => écrits antisémites
Chroniques maritales (1938)
De l'abjection (1939)
Chaminadour 3 (1941)
Parricide imaginaire (1942)
L'oncle Henri (1943)
Don Juan (1947)
Scènes de la vie conjugale (1948)
Mémorial (1948-1972)
Chronique d'une passion (1949)
L'imposteur (1950)
Astaroth (1960)
Cocu, pendu et content (1960)
Journaliers (1961-1978)
Descente aux enfers (1962)
Le pur amour (1970)
La mort d'Elise (1978)
Nunc Dimittis (1978)


 Citations 

"Mieux vaut laisser aux gens le remords de vous avoir grugé que le regret de vous avoir comblé."

"Ce n'est ni l'amitié ni la bonté qui nous manquent, mais nous qui manquons à l'amitié et à la bonté."

"Aimer, c'est n'avoir plus droit au soleil de tout le monde. On a le sien."

"Pour supporter sa propre histoire, chacun y ajoute un peu de légende."

"Le coeur a ses prisons que l'intelligence n'ouvre pas."

"Le bonheur, c'est tout de suite ou jamais."

"L'homme est fait pour un instant de labeur et pour une éternelle paresse."

"Il y a l'âge que l'on a, celui que l'on paraît et celui que l'on se donne. L'âge qu'on a est sans intérêt. Celui qu'on paraît me semble importer davantage, mais celui qui doit compter le plus, c'est l'âge que l'on croît avoir, selon lequel on agit."


Extrait de son livre le plus connu: Chaminadour

Son adieu à Chaminadour