Jean Lurçat

Né à Bruyères dans les Vosges le 1er juillet 1892, il est le frère aîné de l'architecte André Lurçat.
C'est un peintre et tapissier, dont l'œuvre abondante, marquée par un symbolisme original, a renouvelé la production de la manufacture d'Aubusson. Il s'est également illustré dans des domaines aussi variés que la peinture, l'estampe, le vitrail, la céramique ou encore comme décorateur de théâtre.
Après avoir fait des études de médecine, il s'intéresse à la tapisserie (sur canevas et à l'aiguille) dès 1915. En 1936, la manufacture nationale des Gobelins tisse sa première tapisserie en haute lisse : les "Illusions d'Icare". En 1938, il découvre l'exceptionnel ensemble de "L'Apocalypse" d'Angers, tissé à la fin du XIV
e siècle par Nicolas Bataille. Son style, mais aussi sa technique, ses couleurs, alors, changent. Influencé par le cubisme, puis par le surréalisme, son univers symbolique s'affirme, privilégiant les motifs d'oiseaux, de soleils, d'étoiles déployés au moyen d'un graphisme simplifié et flamboyant.
En 1939, il s'installe à Aubusson où la manufacture nationale tisse un grand nombre de ses œuvres, dont "La Liberté", d'après le poème de Paul Éluard, tissée clandestinement en 1943, et le "Chant du monde" (1957-1963). Cette œuvre de 465 m
², divisée en dix panneaux, illustre les angoisses de l'homme moderne.
Nombreuses de ses tapisseries  figurent dans les collections publiques françaises. En 1947, il dessine notamment "L'Apocalypse" pour l'église d'Assy en Haute-Savoie, construite par l'architecte Novarina.
Il meurt à Saint Paul de Vence dans les Alpes Maritimes le 6 janvier 1966.