Le maquis du bois du Thouraud



 commune de Maisonnisses 


 monument commémoratif dans le bois

ICI
LE 7 SEPTEMBRE 1943
LES ALLEMANDS
ONT MASSACRE
DES JEUNES GENS
QUI AVAIENT PRIS
LE MAQUIS
POUR
NE PAS
LES SERVIR

"De la guerre homme souviens toi"


 entrée du bois
 

Le maquis du Bois du Thouraud se forma au début de l'été 1943. Il était sous l'autorité du colonel André LEDUC qui avait désigné des responsables locaux pour organiser son ravitaillement et lui porter assistance. Un encadrement militaire était prévu ainsi qu'un parachutage d'armes.
Ils étaient une quinzaine de jeunes réfractaires à vivre dans une sape creusée dans le sol.


 reconstitution de la sape

Ils n'avaient quasiment pas d'armes. Ils s'occupaient à la garde et aux corvées de subsistance. Quelques personnes du secteur les ravitaillaient en nourriture.
Faute de moyens, toute action militaire était impossible. Ils avaient reçu comme consigne de s'opposer aux battages, afin d'éviter les livraisons de grain aux réquisitions qui approvisionnaient l'occupant.

Le 24 août des jeunes se faisant passer pour réfractaires, mais présumés miliciens, réussissent à convaincre deux responsables, André VINCENT et Henri JULLIEN, de leur désir d'entrer au maquis.
Le 7 septembre, vers 7 h du matin, les deux "candidats" au maquis, accompagnés d'une centaine d'Allemands se présentent chez ceux dont ils avaient abusé la confiance. Le premier refuse de parler malgré les mauvais traitements; le second, matraqué de même, n'ayant peut-être plus toute sa lucidité, cède et conduit les Allemands jusqu'au camp.
Les assaillants encerclent le camp encore endormi et placent une arme automatique face à l'entrée de la sape. Les trois premiers qui voulurent sortir furent fauchés par les rafales. Quatre autres avaient déjà été pris ou blessés; ils sont achevés ultérieurement.
Les six derniers à se rendre, ainsi que les deux "abusés" capturés à leur domicile furent déportés au camp de concentration. Trois seulement revinrent : Marcel DUBREUIL, Marcel GUISARD et Roger RICHE.
Trois jeunes étaient ce jour-là en permission et échappèrent au massacre.

Le monument érigé à la mémoire des maquisards fut inauguré le 7 septembre 1947.
Une stèle au village de La Feyte commune de Sardent honore également les sept jeunes massacrés dans le bois.


 stèle à La Feyte
 

MORTS DANS LE BOIS DU THOURAUD

Georges CAVARNIER
Gabriel BRUNET
John Alan COLOMB
Roger JANVIER
Jean-Pierre MAITRE ALLAIN
Jacques NOUHAUD
Bernard VERBEKE

 

MORTS EN DEPORTATION

Emile AUREIX
Henri JULLIEN
Henri PAULET
Robert VAN DEN EDEN
André VINCENT